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     le groupe des liaisons prépositions et conjonctions      §IV.4.3. 
Les catégories des connecteurs

 1.      IV.4.3.1.  prépositions

Pré :
à ; afin ; après ; attendu ; auprès ; autour ; avant ; avec ; chez ; comme ; concernant ; contre ; côté ; dans ; de ; dedans ; dehors ; depuis ; derrière ; dès ; dessous ; dessus ; devant ; devers ; durant ; en ; endéans ; entre ; envers ; ès ; excepté ; fors ; hormis ; hors ; jouxte ; jusque ; jusques ...

Pré:Cmps :
à bas de ; à cause de ; à charge de ; à compter de ; à condition de ; à la manière de ; à la façon de ; à côté de ; afin de ; à fleur de ; à force de ; à la faveur de ; à la merci de ; à l’encontre de ; aux environs de ; à l’entour de ; à l’exception de ; à l’instar de ; à moins de ; à partir de ...

La préposition est une catégorie au premier abord très simple. Elle est morphologiquement stable et syntaxiquement dédiée aux circonstanciels, en position initiale. La difficulté provient de leur description sémantique et des glissements catégoriels. Wagner et Pichon (1991 : 470) distinguent les « prépositions dites HÉRÉDITAIRES, c’est-à-dire des mots qui jouaient déjà ce rôle en latin » de la « dérivation impropre ». Et l’on peut énumérer :


- adverbes : avant, avec, depuis, derrière, devant, certains, dehors...
- adjectifs : plein, sauf, proche...
- participes présents : durant, pendant, touchant...
- participes passés : excepté, hormis, passé, attendu...

Beaucoup de prépositions possèderont donc le marqueur /amb, même si elles ne présentaient guère de difficultés.

L’on aurait pu ajouter à la liste ci-dessus la forme « entre », qui, bien que de même étymologie, du latin « inter », ne se rapporte que peu au sens du verbe « entrer ». Privé du contexte, il est pourtant difficile de faire la différence avec le verbe au présent à la troisième personne, proche de l’impersonnel et du présentatif : « [...] , entre le douanier mal réveillé et quelques bureaucrates. » (Terre des hommes), ici l’indice du nombre fonctionne : « [...] entrent le douanier et quelques bureaucrates [...] ».

La position syntaxique de la préposition est la marque la plus solide. Elle entre dans la famille des rupture. Elle se combine avec nombre de catégories et peut parfois se cumuler, avec « excepté, hormis, sauf, pour, de ».

Quant à la description sémantique, elle se révèle complexe, les prépositions les plus fréquentes ayant : « des valeurs et des nuances très variées. C’est surtout le cas de : à, avec, de, en, par, pour, etc. » (Christensen, 1995 : §461) plus variées que ne le paraissent les conjonctions de coordination, aussi le découpage en trait n’est pas retenu. La disctinction élémentaire de l’adverbe, temps et lieu, se caractérise aussi chez les propositions pour « dans »,  qui se distingue en corse : « Da qui à un quartu d’ora serà meziornu. », « Dans un quart d’heure il sera midi. », « ind’u pratu. », « dans le pré ».

La préposition se mêle fréquemment à la construction des composés. Dans la « liste des principales locutions prépositives » (Goosse, 1993 : §989) comme « à côté de », « toujours en », « peu de » la majorité sont du type Pré + Nom + Pré. Ces locutions prépositives ne seront pas nombreuses dans la mesure où ces formations en sont exclues. En effet la préposition est en position finale, servant donc de repère. En revanche, le sens du mot encadré n’est pas toujours identique au mot seul : « à fleur de », « en guise de », et donc en mesure de débusquer une ambiguïté.

Inclure les prépositions composées implique une variation morphologique des formes « de », en « du », « des », « d’ » et « à » en « au », « aux », avec certaines impossibilités *« quitte au », ?« faute du », *« afin des ». Enfin, l’ordre de classement des séquences dans la base des composés amène à lister « étant donné que », Coj:Circ/Locu avant Pré:Cmps « étant donné ».


 2.      IV.4.3.2.  conjonctions

 2.1.      IV.4.3.2.1.  coordination

Coj:Coor : ou ; mais ; et ; donc ; ni ; or ; car 

Les conjonctions de coordination présentent généralement peu de discussions sur leur classement, sauf en ce qui concerne « donc ». Les formes se retrouvent comme nom ou adjectif soit par polysémie, le métal pour « or », le véhicule pour « car », soit par glissement plus ou moins marqué, fort pour le « ou » et « et », opérateur logique, moyen pour « mais », « Avec des mais on n’avance plus. », et faible pour une valeur métalinguistique, « Le ni exprime la négation. », ce qui porte à retenir « et » et « ou » pour Nom.

Une série de traits a été ajouté à la catégorie : la cause, Caus, pour « car », la conséquence, Cons, « donc », l’opposition, Oppo, pour « mais » et « or », l’alternative, Alte, pour « ou » ; les deux derniers traits, Liai, liaison, pour « et », et Néga, négatif, pour « ni »,  qui se recoupent avec une autre catégorie, l’adverbe.

L’on pourrait envisager de rebaptiser les conjonctions pour la classe des adverbes, avec des traits particuliers, comme l’exclamation, l’intensif et la coordination, ou bien ramener des adverbes dans cette classe : « outre la traditionnelle liste des conjonctions de coordinations mais, ou, est, donc, ni, car, or, ces connecteurs ou joncteurs comprennent des unités habituellement classées comme adverbe tels que puis ou ensuite» (Gardes-Tamine, 1998 : 28), et certains énoncés comprennent « comme ». Dans la rédaction des règles, l’association Adv:Liai, Coj:Coor et Coj:Circ/Locu comparateur d’égalité, donnent des connecteurs.


 2.2.      IV.4.3.2.2.  subordination


Coj:Cplt : que ; comme
Coj:Circ : forme + que ; quand ; si ; combien ; pourquoi ; comment
Coj:Circ/Corr : forme + ... + que ; plus + ... + que
Coj:Circ/Corr/Verb : forme + ... + que + ...Ver... ; plus + ... + que + ...Ver...
Coj:Circ/Corr/Aver : forme + ... + que ; plus + ... + que

Les conjonctions de subordination sont plus particulièrement développées dans le chapitre sur le « que » (§ IV.6.). Elles pourraient être considérées comme des adverbes, mais possèdent cette caractéristique de liant syntaxique, d’où une nouvelle étiquette : « quand, combien, pourquoi, comment [...] sans cesser d’être des adverbes ces mots seront toutefois analysés comme subordonnées dans les propositions du type... quand il viendra... » (Wagner, 1991 : 584).

La majorité des locutions conjonctives seront ligaturées. « Il est là parce que tu es gentil », se verra en « parce_qu' *parce_que Coj:Circ/Verb/Locu /amb » tandis que les constructions distantes, les corrélatives, se verront conservées : « Il est aussi *aussi Coj:Circ/Corr/Aver/Locu /amb gentil *gentil Adj:Qual+Mas+SG que *que Coj:Circ/Corr/Aver/Locu /amb toi ». Le figement touche tous les subordonnants, y compris en étant constitués des noms : « formes complexes issues de la lexicalisation de groupes prépositionnels (à la condition que, sous réserve que), de constructions participiales (vue que, attendu que) ou gérondives (en attendant que» (Riegel, 1994 : 478).

Les conjonctions ne manqueront pas d’être ambiguës. Nous pouvons aller voir l’exemple de « bien que », IV.5.6., et l’on peut aussi citer « quand même » : « Quand_même Coj:Circ le commissaire accepterait il faudrait l’aval du juge. », « Tu ne crois pas quand_même Adv:Liai». Les effets de la modalité de l’adverbe ne sont pas forcément marqués à l’écrit, il faut donc considérer la ponctuation et la position, en amorce, au centre ou en final.



 3.      IV.4.3.3.  bibliographie

     CHRISTENSEN Marie-Hélène, FUCHS Maryse, KORACH Dominique, SCHAPIRA Catherine, Grammaire, Nathan, 1995, 383 p.
     GARDES-TAMINE Joëlle, PELLIZZA Marie-Antoinette, La construction du texte, Armand Colin, 1998, 184 p.
     GOOSSE André, GRÉVISSE Maurice, Le bon usage, Grammaire française, Duculot, 1993, 13e édition, 1761 p.
     RIEGEL Martin, PELLAT Jean-Christophe, RIOUL René, Grammaire méthodique du français, Quadrige PUF, 1994, 646 p.
         WAGNER Robert Léon, PINCHON Jacqueline, Grammaire du français, classique et moderne, 1991, Hachette, 687 p.


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     Rédaction : 01.04.2004      Publication : 10.10.2006
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