Tous les logiciels du T.A.L. ne se ressemblent pas. L’on peut distinguer les applications (correcteur grammatical, synthétiseur de parole...) et les outils (concordancier, listeur...) c’est-à-dire des traitements plus simples, sans une réelle finalité linguistique. D’autres sont intermédiaires, sans plus de finalité, mais ils représentent un aspect du discours, en ce qu’ils sont l’étape d’un traitement ou d’une problématique. Citons la représentation factorielle en lexicométrie parce qu’elle nécessite un travail d’interprétation, et l’étiqueteur morphosyntaxique, qui suppose un traitement complémentaire.
Le type de représentation du texte est une dimension primordiale. En entrée, il est susceptible de deux approches d’interfaces, celle où le corpus est un fichier qui sera traité puis intégré, comme Tropes, et celle possédant un fichier chargé dans sa forme originelle, type Cordial, puis traité, en mode éditeur de texte ; en sortie, de la simple définition d’un mot apparaissant sous la forme d’infobulle ou de la mise en valeur du résultat d’une recherche par le coloriage des graphèmes.
Contribuant à la variété des formats du texte, l’objectif est celui de la modularité. Par exemple, le logiciel Hyperbase peut permuter une de ses listes de mot par défaut en remplaçant son fichier par un autre au format .txt . Cette option n'est pas prévue dans les menus, mais l'esprit dans lequel il a été conçu permet des adaptations de ce genre et donc des traitements variés. Du côté de la programmation il s’agirait d’une série d’objets reprenant un traitement élémentaire de chaînes ou de listes de mots.
Cinq concepts peuvent se dessiner quant à la forme de notre logiciel de traitement du texte :
- une accessibilité directe au texte ;
- un ensemble de boîtes à outils modulaires voire compatibles ;
- une proximité avec un langage de programmation ;
- un descriptif des étapes ou un tableau de bord des modifications ;
- un gestionnaire des fenêtres de résultats.
Cette approche de l’interface nous ramène à notre considération sur la différence entre le concept d’outil et de celui de traitement automatique. Il peut s’agir simplement de présenter l’interface du catégoriseur en mode éditeur où chaque résultat appelle une nouvelle fenêtre. Cette superposition peut porter à saturation graphique, d’autant que les capacités du processeur et le volume de la mémoire laissent une marge importante d’empilement ; les fenêtres issues du programme en langage Python s’élevant à plusieurs centaines avant de commencer à ralentir le système. L’idée d’un utilitaire de gestion de ces fenêtres se dégage, autrement plus ergonomique que la représentation par basculement d’icône, type ALT-TAB. L’aménagement et l’accès aux fenêtres est par ailleurs d’actualité, faisant une des force du système d’exploitation du Macintosh, une inovation du navigateur FireFox avec ses onglets repris par Explorer 7, un argument en faveur de Windows Vista avec la transparence ou la réduction/alignement de Explorer 7.0.

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Rédaction
: 01.04.2004 Publication : 13.10.2005
Révision : 01.04.2007
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